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Les témoignages qui suivent illustrent combien faire des études implique de la lucidité mais aussi de la souplesse, car il suffit parfois d'un petit changement pour atteindre son but...
Vous vous y reconnaissez ? Alors, parlons-en...
Francis :
"J'ai choisi mes études, à la dernière minute, plongé dans la même indécision depuis mes humanités.
En janvier de la première année, j'ai échoué et je me suis rendu compte que les cours réclamaient une approche analytique et détaillée alors que je préfère aborder les matières de manière plus globale.
J'ai achevé mon année en consacrant le second quadrimestre aux langues.
Et j'ai choisi d'autres études cette année."

Gaëtan :
"Mes parents voulaient à tout prix que j'aille à l'université alors que je préférais des études plus concrètes dans une Haute Ecole. Dès les premiers cours, j'ai ressenti mon manque de motivation et peu à peu, j'ai brossé mes cours et arrêté de travailler. Cette année, je fais ce que j'ai envie et j'étudie régulièrement."

Isabella :
"Depuis toute petite, je veux être médecin. Je ne suis pas forcément forte en sciences, mais je me fait aider dans les cours que je ne comprends pas et je travaille énormément.
Je veux à tout prix y arriver."

Xavier :
"Lors de "ma première première" je trouvais que mes notes étaient incomplètes et je préférais emprunter celles des autres. C'est ainsi qu'en fin d'année, j'ai picoré dans une multitude de cours différents, sans aucune logique.
Cette année, je prends note moi-même, en écrivant le plus possible mais sans retranscrire le cours mot à mot. Je me rends compte que les professeurs répètent les notions
essentielles à plusieurs reprises. Si je suis perdu, je laisse un espace et je demande à l'un ou à l'autre de m'aider à le compléter après le cours.
Le soir, je structure et souligne mes notes en les relisant."

André :
"Quand je travaille, j'ai tendance à m'ennuyer très vite et à me déconcentrer. Pour contrer cette mauvaise habitude, je me suis acheté un gros cahier avec des feuilles de couleurs. Je résume ma théorie sur les pages roses, mes schémas sur les vertes et refais les exercices sur les jaunes. Les feuilles bleues sont réservées aux définitions à connaitre par coeur.
Le temps perdu à écrire est regagné en concentration et en efficacité car j'assimile la matière bien mieux qu'en la relisant simplement."

Anne-Sophie :
"Le syllabus du cours d'histoire est tellement dense que, même en le soulignant, il reste "inétudiable" : trop de longues phrases, trop d'idées sur plusieurs pages sans titres ni sous-titres.
Dès lors, je crée, moi-même, toute une structure en inventant un titre pour chaque idée importante. Je fais un plan avec tous mes titres, plan que j'étudie par coeur.
Je lis très attentivement les développements non repris dans le plan et ce à plusieurs reprises. Ainsi, même les détails sont mémorisés peu à peu."

Ludivine :
"Comme je n'ai pas renoncé à être cheftaine dans les mouvements de jeunesse, j'organise
ma semaine strictement pour pouvoir me consacrer à ce loisir et à mon copain.
Chaque jour, je relis mes cours en les soulignant on en faisant des résumés.
Je consacre un jour par semaine à mes travaux et un jour du we à mémoriser un ou deux cours depuis le début.
A tour de rôle, tous mes cours sont ainsi passés plusieurs fois en revue."

Pierre-Henri :
"Je redouble ma première année et un coach m'aide chaque semaine à organiser mon horaire. Nous calculons ensemble le temps à consacrer à chaque branche selon le rythme du professeur, la difficulté, les exercices à refaire et les interros à passer.
Ensuite, nous comptons le nombre d'heures disponibles chaque jour pour l'étude.
Enfin, nous décidons quelle matière je ferai chaque jour selon mon état de fatigue et ma disponibilité.
Savoir que nous ferons le bilan de la semaine écoulée me motive à travailler."

Ingrid :
"Pendant le blocus, quand je n'avance pas et que je perds courage, j'ai un truc. Je lis une page, je copie ce que j'en ai retenu dans une couleur et complète ce que je n'ai pas mémorisé dans une autre couleur.
Cela me permet d'étudier quand même de la matière alors que je laisserais tout tomber."

Thomas :
"Pour ne pas me poser trop de questions, j'étudie une première fois page par page.
La seconde fois, je révise trois pages par trois pages et ensuite une dizaine de pages à la fois. Je m'en tiens à cette méthode mathématique qui m'empêche de me demander sans cesse si je connais bien ce que je viens d'étudier trois heures auparavant. J'avance à tout prix."

Quentin :
"Au début, j'étais fier d'étudier six heures par jour pendant le blocus. Mais je me suis rendu compte que travailler huit heures au minimum augmentait mes chances de couvrir toute la matière.
Et j'ai renoncé à deux de mes trois heures quotidiennes de vélo."

Nicolas :
"C'est peut-être bizarre, mais ma motivation principale est d'être en avance par rapport aux autres."

Tamara :
"L'année passée, plusieurs professeurs m'ont reproché d'avoir manifestement étudié, mais pas de manière assez approfondie.
Aussi, cette année, je mémorise davantage la théorie et j'ai préparé des photocopies avec des exercices pour les refaire à plusieurs reprises sans perdre trop de temps."

Vincent :
"J'étudie pendant la journée et je réserve une ou deux heures le soir pour lire les textes conseillés par le professeur. Je les lis en boucle en les soulignant chaque fois d'une couleur différente."

Bruno :
"Le problème que j'avais lors de ma première année était que je ne savais pas vraiment quoi faire de mes cours quand je décidais de me mettre au travail : lire, étudier, souligner, résumer ou refaire des exercices ? Je passais vaguement d'une tâche à l'autre.
Depuis lors, je me fixe un planning précis et une méthode spécifique pour chaque cours.
Mon travail est plus efficace et je suis content de ce que je fais."

Julie :
Je voulais être parfaite, avoir des cours parfaits et tout connaître parfaitement.
Résultat : je revenais sans cesse en arrière et ne parvenais jamais à clôturer un cours.
J'ai du apprendre à travailler plus vite, à "faire un certain nombre de pages à l'heure" et, à ma grande surprise, je connais suffisamment pour bien réussir mes examens."

Clémence :
"Je pensais que dans l'enseignement supérieur, je pourrais travailler à la dernière minute comme en humanités. Je n'avais jamais eu d'échecs et ceux de janvier m'ont déçue et fachée.
J'ai décidé de travailler au fur et à mesure et d'adapter ma méthode pour connaître chaque cours en profondeur. Je ne veux plus échouer."


  
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